Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Présentation

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 19:07


On a souvent entendu parler des groupes psychédéliques de San Francisco. Le Jefferson Airplane fut le plus glorieux de tous ces groupes. Mais la plupart des trucs issus de Haight -Ashbury ne se sont jamais rendus bien loin. L’époque était très particulière. Les groupes pouvaient se permettre d’improviser en concert pendant de longues heures, tout en étant acclamés par le public et la critique. Tout cela, sans jamais avoir à se soucier d’avoir à produire des succès sur 45 tours. Un des groupes les plus importants de la Bay Area à l’époque (1967-1970) fut Quicksilver Messenger Service. Au moins aussi importants que les Grateful Dead, It’s A Beautiful Day, Country Joe & The Fish et le Big Brother & The Holding Company de Janis Joplin. Quicksilver était dirigé par le guitariste John Cippolina. Un musicien réputé pour son jeu nerveux, son bon goût et son vibrato exacerbé qui a fait de nombreux petits par la suite. Le groupe fut signé en 1968 par Capitol Records et enregistra un premier album éponyme en 1968. L’effort était fort louable mais n’égalait en rien les prouesses musicales dont le groupe faisait preuve sur scène. Pour le deuxième disque, la formation eut l’idée brillante d’enregistrer là où elle excellait le plus : en spectacle sur la scène des Fillmore East et West. Le résultat est on ne peut plus intéressant. Le disque débute avec une version de 25 minutes de Who Do You Love de Bo Diddley qui nous permet d’apprécier les talents de chacun des musiciens du groupe. Il s’agit là du meilleur moment du disque. Les quatre autres pièces du disque sont intéressantes (surtout Maiden Of the Cancer Moon) par leur approches instrumentales atmosphériques, mais restent néanmoins marginales. Mais, dans le fond, il s’agit tout de même de rock psychédélique... Un genre plutôt inaccessible pour le commun des mortels. Pour les initiés, il s’agit-là d’un véritable orgasme musical qu’il faut déguster avec une avidité vorace. Un incontournable d’une époque fascinante qu’il fait toujours bon de revisiter ne serait-ce que pour son incroyable candeur...
Par le gros zippy - Publié dans : 30 meilleurs albums 67-77 - Communauté : On the road...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés